Faire participer au quotidien

Faire participer PNG Régis Bossut nous donne des moyens, pour être participatif efficacement et nous en décrit l’intérêt. 

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Vous êtes pris au dépourvu par un incident, un problème particulier, un dysfonctionnement  ? Qu’est-ce que vous êtes tenté de faire ?

  Vous avez une idée lumineuse, un projet excitant, que faîtes-vous ? 

 

Il vous est remonté des difficultés dans un certain secteur de l’entreprise ou dans votre unité, qui d’après vous, peut-être le mieux placé pour trouver des solutions ?

C’est Platon qui a dit : 

 «Si l’on interroge les Hommes en posant bien les questions, ils découvrent, d’eux-même, la vérité sur chaque chose».

Eh oui ! Dans la plus part  des cas, ce sont les gens proches de la situation, qui mieux que n’importe qui, connaissent les réponses, ont les bonnes solutions et souvent des solutions de plus pur bon sens, et bien moins couteuses que toutes celles que vous pourriez imaginer ou obtenir, par des consultants !

Lorsqu’un manager pose la question à un ou des collaborateurs : «Que faut-il faire ?» ou «Comment faut-il faire pour?» ou «Comment vous voyez-vous les choses ?» ou «Que proposez-vous ?».

Qu’est-ce que le manager montre aux collaborateurs ?

Qu’il croit en eux. C’est valorisant pour les collaborateurs et ils ont envie de trouver des réponses.

Faire participer, c’est aussi permettre aux collaborateurs de s’exprimer, d’utiliser leurs compétences, leur bon sens. C’est aussi développer leur autonomie, les responsabiliser et rendre leur travail plus intéressant, au quotidien.

Faire participer, pour le manager, c’est lui permettre d’obtenir des idées, des propositions, solutions pour la mise oeuvre desquelles les collaborateurs, seront mille fois plus motivés !

C’est Pascal qui disait : «On se persuade mieux par les raisons que l’on a soi-même trouvées, que par celles que les autres nous donnent».

Alors, vous allez me dire : «Oui mais les collaborateurs n’ont pas toujours les solutions» ou «Les collaborateurs pourraient ne pas comprendre que nous n’ayons pas, nous-même, les solutions», «Oui mais tout ça, ça prend du temps et on ne l’a pas toujours». Ou, «Oui mais, le risque, c’est que les collaborateurs proposent des solutions trop couteuses en termes budgétaires ou en temps». Ou encore «Si l’objectif va à l’encontre des intérêts des collaborateurs, il n’y a aucune chance qu’ils participent !».

Et par ailleurs, des collaborateurs nous disent : «On l’avait dit que ça ne pouvait pas marcher, ou on avait fait des propositions, mais on ne nous a pas écouté !» Ou, «La direction, ou notre manager, fait semblant de nous consulter et on s’aperçoit que c’est en fait, pour faire passer ses idées».

Alors que faire pour faire participer d’une manière motivante, sans manipulation ?

Tout d’abord, c’est commencer par se poser quelques questions :

Questions sur vous-même :

Ai-je pris une décision, est-ce que j’ai des idées sur la question. Est-ce que je suis prêt à en faire abstraction et à accepter toutes les propositions, surtout si elles divergent par rapport à mes attentes ?

Questions sur les collaborateurs :

Quelle est leur niveau d’information, de compétence et de motivation, non pas d’une manière générale, mais spécifiquement, sur le sujet à traiter ?

Est-il, ou sont-ils habitués à participer ou à être consultés ?

Questions sur la situation :

De quel délais, disposons-nous ? Quels sont les moyens, les limites ?

Quelles peuvent être les conséquences, sur le fonctionnement de l’entreprise, de l’unité, de l’équipe ?

Et ensuite, en fonction des réponses à ces questions, préparer les moyens et les limites éventuelles que vous êtes prêt à allouer au sujet traité, décider d’être ou non participatif et  si oui, vous préparer à écouter et accepter des réponses inattendues. Et aussi, selon les cas, encourager, votre ou vos collaborateurs à venir préparés.

Est-ce à dire que pour faire participer, il faut systématiquement mettre en place une telle procédure ?

Au quotidien, ça peut être beaucoup plus simple et spontané.

Si vous savez clairement ce que vous voulez ou ce que vous ne voulez pas, c’est avec facilité que vous poserez ces questions : «Que faut-il faire ?», «Comment faut-il faire pour ?» ou «Comment vous voyez-vous les choses ?» ou «Que proposez-vous ?».

Et peut-être, aurez vous, d’une manière ou d’une autre, la satisfaction de vérifier, chez vos collaborateurs, à quel point vous avez des champions à part entière, sinon potentiels.

Je vous souhaite une bonne semaine et à la semaine prochaine !

 

Pour en savoir plus :

«Le leadership en action»

«Les actions d’accompagnement personnalisées»