Pour progresser et faire progresser


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Régis Bossut met en valeur une attitude clé pour progresser et faire progresser et donne des exemples sur la façon dont elle se manifeste au quotidien dans le management des autres et de soi.
 

 

 

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 Avez-vous déjà observé un tout petit enfant lorsqu’il cherche à marcher ? 

 

Il essaye d’abord de se mettre debout sur ses 2 jambes et il y arrive en flageolant et à peine arrivé, il retombe. Plus tard le premier pas, il retombe et ensuite se relève, plus tard encore, quelques pas et il retombe et ensuite il repart.
 

Combien de fois est-il tombé, combien de fois a-t-il recommencé, et à chaque fois, imperceptiblement, un petit peu mieux et avec constance, jusqu’à arriver non plus à marcher, mais à courir, sans plus penser à la façon dont il s’y prend pour courir.

 

Lorsque dans une formation au management des Hommes, nous posons la question : «Que faire en cas de réussite, et en cas d’échec ?»

Que répondent les managers, quelque soit leur niveau hiérarchique et leur niveau d’expérience ?

 

En cas de réussite : 

 

Se réjouir, célébrer, féliciter, rester modeste et aussi, capitaliser sur la réussite, en tirer parti pour améliorer.

 

En cas d’échec :

 

Éviter de se lamenter, oublier,  chercher à savoir ce qu’il s’est passé, corriger le tir.

 

En fait, dans les deux cas, ça revient à quoi : à analyser.

 

Analyser en cas de réussite, c’est tirer parti de la réussite pour pouvoir l’utiliser consciemment, et dans ce cas l’utiliser avec plus d’à-propos et avec la possibilité d’adapter et d’améliorer.

 

Analyser en cas d’échec, c’est utiliser l’expérience passée pour, éviter de faire plusieurs fois la même erreur et aussi corriger.

À quoi çà sert de se lamenter, l’erreur est là, c’est déjà du passé, autant en tirer parti. Une erreur bien exploitée est un apprentissage de plus, une occasion de progresser.

La plupart des réussites sont bâties sur des successions d’échecs. L’échec est la conséquence d’une initiative. Il n’y a que celui qui ne fait rien qui ne se trompe jamais.

Il est rare que lorsque nous entreprenons quelque chose de nouveau, nous réussissions parfaitement. 

Formidable, la difficulté, car c’est cela qui va nous renforcer ! Est-ce que nous progressons qu’en ne faisant que des choses faciles ?

 

Et lorsque nous adoptons cette attitude, avec nos collaborateurs, non seulement, nous progressons nous-même et plus encore nous les faisons à progresser.
 

 

Et cette attitude, qui nous permet de tirer parti des réussites comme des échecs, c’est ce que nous appelons, une attitude positive.
 

 

L’attitude positive, comment ça se manifeste dans le management des Hommes ?
 

 

L’attitude positive, c’est supprimer le IM de impossible, supprimer le IM de impossible est-ce à dire que tout est réalisable ? Est-ce que ça veut dire qu’il s’agit de refuser de voir l’obstacle avec le risque d’entraîner tout le monde dans le mur ? Certainement pas ! Un manager positif est un manager réaliste, avec une attitude positive.
 

Supprimer le IM de impossible, c’est face à la difficulté, transformer les SI en Comment ?

 

Si mes collaborateurs étaient plus motivés ! Si mon manager me comprenait mieux !

Comment vais-je faire pour motiver mes collaborateurs ? Comment vais-je faire pour mieux me faire comprendre par mon manager ?

 

Si je réagis de cette manière, là je me donne les moyens pour trouver des solutions, alors que je n’ai aucune chance d’en trouver si je baisse les bras.

Une citation qui vient de la nuit des temps : «Tout le monde disait que c’était impossible, quand, un innocent qui ne le savait pas, le fit !».

 

L’attitude positive, c’est se tourner vers le futur, plutôt que de se lamenter sur le passé. 

«Ah, à telle époque, ça allait mieux!», «Ah, tu temps d’Untel, ça allait mieux». Est-ce qu’on avance dans ce cas là ? Est à dire qu’il s’agit de faire table rase du passé ? Certainement pas ! Se tourner vers le futur, c’est utiliser l’expérience passée, chercher des solutions, trouver des moyens, pour mieux aller de l’avant !  

 

L’attitude positive, c’est construire, plutôt que détruire.

L’attitude positive, c’est proposer plutôt que critiquer. 

Critiquer, c’est souvent le premier réflexe de beaucoup de monde et qu’elle en est la conséquence pour les autres et notamment les collaborateurs ? Bien souvent la démotivation. 

Pourtant si quelque chose ne va pas, il faut bien le voir et aussi le dire. 

Effectivement, maintenant, lorsque nous faisons un constat, accompagné de propositions ou de questions pour encourager à la recherche de solutions, c’est toujours exercer un esprit critique, d’une manière positive, constructive.

L’attitude positive, c’est voir positivement, est-ce que tout est toujours beau dans le meilleur des mondes ? Voir positivement, c’est par exemple, trouver chez un collaborateur qui génère des difficultés, des points positifs sur lesquels s’appuyer, pour l’amener à modifier son comportement.

Voir positivement face à une situation difficile, c’est trouver des éléments positifs pour pouvoir repartir ou tout simplement garder le moral.

Et ainsi, voir positivement, c’est penser positivement, pour agir et faire agir positivement.

Et cela, il n’y a que vous seul qui puissiez le faire, personne d’autre ne pourra le faire à votre place. 

L’attitude positive, c’est trouver les ressources qui sont là en nous même, qui sont là quelque part bien présentes, les trouver, les retrouver et les utiliser, mobiliser ces ressources pour surmonter des difficultés, trouver des solutions, progresser et faire progresser. 

C’est peut-être, aussi, retrouver cet enfant, qui apprend à marcher et peut-être réaliser que cet enfant est toujours là, il a seulement, juste, un peu grandi. 

Pour en savoir plus :

 «Le leadership en action» 

«Les actions d’accompagnement personnalisées»